Description
Les Indiens Zunis vivaient dans la région désertique où se situe aujourd'hui l'État du Nouveau-Mexique. Ils habitaient des villages appelés pueblos. Les maisons d'un pueblo étaient construites les unes sur les autres. Le toit plat d'une maison servait de jardin pour celle du dessus. On accédait à ses maisons par des ouvertures dans le toit, à l'aide d'échelles. Certaines pièces du pueblo étaient inhabitées. Ces pièces spéciales, appelées kivas, étaient réservées aux hommes qui s'y rendaient pour des discussions importantes ou pour accomplir des cérémonies. Ils espéraient que ces cérémonies feraient venir la pluie sur leurs terres arides. Les Zunis commençaient leur journée par le travail des champs. Comme la plupart des Amérindiens, ils travaillaient d'abord, puis mangeaient, car à cette époque, on ne pouvait pas préparer le petit-déjeuner en quelques minutes. Les Zunis faisaient généralement cuire à l'eau un pain très fin, aussi fin que du papier. Ce pain était bleu car il était fait de maïs bleu. Les Zunis plantaient le maïs dans des trous profonds qu'ils creusaient avec des branches. Quand le maïs était mûr, les garçons devaient courir dans le champ toute la journée en criant après les corbeaux qui le convoitaient. Chez les Zunis, tout ce qu'ils faisaient, ils le faisaient ensemble. Des familles entières travaillaient ensemble dans les champs et partageaient toute la récolte.
Les Amérindiens sont les premiers habitants des Amériques. Christophe Colomb, qui en 1492 pensait avoir atteint les Indes (son intention était de traverser l'océan Atlantique vers l'ouest pour atteindre les Indes), les appelait « Indios » – Indiens. Le terme « Indien » étant issu d'une perspective occidentale, plusieurs appellations alternatives ont vu le jour. Aux États-Unis, le gouvernement et les universitaires ont introduit le terme « Amérindien » (en néerlandais : eigen Amerikaan) dans les années 1960 pour désigner les groupes relevant du Bureau des affaires indiennes. Ce choix s'explique également par la confusion avec les personnes d'ascendance indienne, également appelées « Indiens » en anglais. Cependant, cette nouvelle terminologie n'a pas fait l'unanimité, car elle a été adoptée sans consultation des populations concernées et parce qu'elle assimilait les Amérindiens aux premiers habitants de l'Alaska, d'Hawaï, de Porto Rico et des îles du Pacifique. Un sondage réalisé en 2005 par le Bureau du recensement des États-Unis a révélé que près de 50 % des Amérindiens préfèrent être appelés « Indiens d'Amérique », tandis qu'un peu plus de 37 % préfèrent « Amérindien ». Les deux termes sont désormais utilisés. Il est à noter que le Bureau des affaires indiennes emploie maintenant le terme « Indien d’Amérique » plutôt que « Autochtone américain ». Au Canada, on utilise les termes « Premières Nations ». En Amérique latine, les Autochtones sont officiellement appelés « indigènes ». Dans le milieu scientifique, on les désigne parfois sous le nom d’« Amérindiens ». Par ailleurs, les Esquimaux (parfois appelés Inuits, bien que ce terme ne désigne pas strictement les Yupiks d’Alaska) ne sont souvent pas considérés comme des Autochtones américains (en politique et dans le milieu universitaire), mais plutôt comme des « Autochtones américains ». Au Canada comme aux États-Unis, l’émancipation concernant la dénomination ethnique relève de plus en plus des communautés autochtones elles-mêmes, qui prennent de plus en plus conscience de leur identité culturelle et politique. Par exemple, les peuples autochtones officiellement reconnus par les gouvernements américain et canadien, qui se considèrent comme un État politique et culturel à part entière, expriment de plus en plus leur souhait de ne plus être appelés tribus (comme aux États-Unis) ou bandes (comme au Canada), mais plutôt nations (nations ou États). De plus, les noms introduits par les Européens (ou les peuples autochtones environnants) par le passé sont de plus en plus remplacés par les noms que les peuples se sont donnés eux-mêmes. Par exemple, au lieu d'Iroquois, on parle désormais plus souvent de Haudenosaunee. Parmi les autres changements de noms, citons Lakota (Dakota/Nakota) pour Sioux, Mexicah pour Aztèques, Ñudzahui pour Mixtèques et Mapuche pour Araucans. En néerlandais, le mot « Indien » ne prend pas de majuscule car il ne désigne pas un seul peuple mais plusieurs groupes ethniques (tout comme « Tsiganes »). Le roi Guillaume Ier, dans plusieurs de ses décrets royaux, désignait ses sujets des Indes orientales néerlandaises comme des « Indiens ». Cependant, le terme « autochtone » est devenu courant. À l'arrivée de Christophe Colomb, l'Amérique du Nord était divisée en plusieurs régions culturelles. Les plus connues sont celles du Grand Nord (région arctique) et celles des prairies du Midwest, les Grandes Plaines. Dans les Plaines, la plupart des habitants vivaient le long des cours d'eau et pratiquaient l'agriculture. On trouvait également des agriculteurs dans l'est et le sud-ouest de l'Amérique du Nord. Les principales cultures étaient le maïs, les haricots et les courges, originaires du Mexique. Le coton était aussi cultivé dans le sud-ouest, et le tournesol, entre autres, dans l'est. Le tabac était cultivé sur la quasi-totalité du territoire actuel des États-Unis et dans le sud du Canada. L'image stéréotypée de « l'Indien » est basée sur les peuples des Prairies du XIXe siècle. Cela ne signifie pas pour autant que le bison et d'autres animaux n'étaient pas chassés avant Colomb (sans chevaux !). Notamment dans le nord des Grandes Plaines, on trouvait de nombreux « pièges à bisons ». À ces endroits, les bisons étaient rabattus dans un ravin où ils trouvaient la mort. Un musée situé au Buffalo Jump Head-Smashed-In, en Alberta, au Canada, explique comment cela se faisait.





